D’abord, il y a cette voix, douce mais légèrement voilée, qui saisit d’emblée. Un timbre qui a ce don rare de nous être immédiatement familier. Peut-être parce qu’écouter Manon Claude chanter, c’est un peu écouter notre subconscient. La légende veut que le nom de son groupe ait été trouvé dans un rêve. Comme une évidence : la juxtaposition du prénom de sa grand-mère et d’une « pierre aux reflets irisés qui évoque des mondes imaginaires ». Simone d’Opale ou la promesse d’un voyage introspectif. D’un trip, comme on dit dans les musiques psychédéliques, que les arrangements du multi-instrumentiste Paul Dechaume convoquent à grand renfort de synthés vintages, soutenus par le jeu de batterie tout en nuances de Federico Climovich. Réalité, rêve, passé, présent, futur… [...]
(Matthieu Chauveau)