H-BURNS & THE STRANGER QUARTET

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© MARINE LANIER & LAURE BARBOSA
10€
15€
Production : Quai M
QUAI M, Delta
Si vous aimez : SI VOUS AIMEZ LEONARD COHEN / NICK CAVE / TINDERSTICKS

Avec le Stranger Quartet à ses côtés, H-BURNS part défendre sur scène cet hommage très personnel pour des concerts conçus comme des célébrations enjouées et trans-générationnelles. Même les puristes qui vont renâcler par principe finiront par être sous le charme.

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© MARIE MONTEIRO

H-BURNS & THE STRANGER QUARTET

Ça fait longtemps que les chansons de Leonard Cohen accompagnent le rocker français H-BURNS et constituent pour lui un patrimoine à chérir, à transmettre. Il y a d’abord eu ces moments, durant l’enfance, où son père jouait Suzanne au coin du feu lors de soirées entre amis. Bercé par les albums folk du Canadien, H- BURNS a lui-même grandi en tant qu’artiste en apprenant ses classiques. Lors de sa première tournée, en 2005-2006, il lui arrivait ainsi souvent d’interpréter sur scène Chelsea Hotel.

Dix ans plus tard, en vacances pendant plusieurs semaines dans un Montréal enneigé, c’est naturellement qu’il s’est livré à un pèlerinage quotidien.

« Je passais devant sa maison qui avait toujours les volets fermés. Et puis, le dernier jour de mon séjour, les volets se sont ouverts et la maison était allumée. Comme un symbole ».

Quelques mois plus tard, Leonard Cohen s’est éteint. Pour H-BURNS, perdre un membre éminent de son panthéon personnel – où figurent également Bob Dylan et Bruce Springsteen – a été un choc. C’est peut-être à ce moment qu’a germé l’idée de lui rendre, un jour, un hommage appuyé.

« Après avoir écrit huit albums, je me disais aussi que ça me ferait du bien de me plonger dans l’œuvre de quelqu’un d’autre pour casser mes mécanismes d’écriture ».

H-Burns est donc reparti à la source, se tournant vers les premiers albums de Cohen (Songs of Leonard Cohen, 1967, Songs From A Room, 1969, Songs of Love and Hate, 1971, New Skin for a Old Ceremony, 1974) sans oublier le live de 1973 où Cohen interprète le standard Passing Through. « Pour garder le feu intact dans mon périple initiatique, j’avais besoin que les chansons me parlent. Et puis je ne me voyais pas reprendre I’m Your Man ou Hallelujah - à partir des années 80, Cohen a pris une voix tellement d’outre-tombe... ».

Pour mener à bien sa mission, H-BURNS a monté une distribution cinq étoiles. Forcément le fidèle Antoine Pinet, multi-instrumentiste, arrangeur et compagnon de voyage depuis 15 ans, est de la partie. Pour les chœurs et les cordes, H-BURNS s’est entouré de musiciennes qui sont aussi des chanteuses et des compositrices, quatre artistes qui ont une formation classique et ont rejoint cette belle aventure : Pauline Denize, Mélie Fraisse, Lonny et Ysé Sauvage. Avec cette troupe pour l’accompagner, baptisée The Stranger Quartet, H-Burns a payé avec ferveur son tribut. Chaque reprise possède sa propre vitalité, résultat d’un mois passé en studio où toutes les relectures ont été captées live, à l’ancienne. Animé par la volonté d’être respectueux tout en ajoutant sa patte, H-BURNS a choisi le studio parisien CBE qui a accueilli aussi bien Françoise Hardy que Nino Ferrer.

« Tu pousses la porte et tu entres vraiment dans une cabine temporelle. On a pu se mettre dans les conditions d’époque ».
L’ordinateur a ainsi été relégué à une fonction subalterne, les synthés, eux, ont été carrément proscrits au profit de l’orgue Wurlitzer. Un enregistreur à bandes a été mis à profit. Cette approche old school confère à Burns on the Wire une patine qui le rend à la fois contemporain et sans âge. H-BURNS a aussi eu l’envie d’inviter d’autres voix à chanter Cohen avec lui, (parmi lesquelles Bertrand Belin, Pomme et Lou Doillon) habité par l’idée que ce répertoire intemporel permet de fédérer et les forces.

« Cohen parle à plusieurs génération, Cohen est un peu à tout le monde ».